
Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les échanges au sein de la sphère politique congolaise. Cette fois, c’est Peter Kazadi, cadre influent de l’UDPS et ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur, qui est monté au créneau pour réagir aux récentes prises de position des évêques catholiques.
Alors que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a exprimé son opposition à toute modification des dispositions jugées intangibles de la Constitution du 18 février 2006, Peter Kazadi estime que ces déclarations doivent être considérées comme des opinions politiques parmi d’autres dans un État démocratique.
« Les prises de position politiques des évêques ne constituent pas une parole d’Évangile ni une vérité à laquelle les citoyens seraient obligés d’adhérer. Elles demeurent des opinions discutables dans le cadre normal du débat démocratique », a-t-il déclaré.
Par cette sortie, le responsable de l’UDPS défend le droit de chaque acteur national à participer librement aux discussions sur l’avenir institutionnel du pays, tout en rejetant toute forme de sacralisation des positions de la hiérarchie catholique sur les questions politiques.
Cette réaction intervient dans un contexte marqué par une montée des tensions autour du projet de révision constitutionnelle, sujet qui divise profondément la classe politique, la société civile et les confessions religieuses.
Alors que la CENCO met en garde contre les risques de déstabilisation et de remise en cause des acquis démocratiques, plusieurs figures de la majorité présidentielle soutiennent que le débat constitutionnel ne doit faire l’objet d’aucun tabou et doit pouvoir se tenir dans le respect des principes démocratiques.
Le dossier constitutionnel s’impose ainsi comme l’un des principaux enjeux politiques de l’année, avec des positions de plus en plus tranchées entre partisans et opposants à toute réforme de la Loi fondamentale.
Rédaction
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